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Après un accident de la route, un accident de la vie ou une agression, les victimes et leurs proches se retrouvent souvent dans une situation financière critique : arrêt de travail, frais médicaux, besoin d’aide à domicile… Or, une indemnisation définitive peut prendre des mois, voire des années. C’est pour répondre à cette urgence que le droit français prévoit le versement d’une indemnité provisionnelle, communément appelée provision, qui correspond à une avance sur l’indemnisation finale permettant à la victime de faire face à ses besoins immédiats.

L’indemnité provisionnelle constitue un droit fondamental pour toute victime d’un dommage corporel. Elle permet de ne pas rester démuni face aux conséquences financières immédiates d’un accident de la route, d’une agression, et de disposer des moyens nécessaires à une prise en charge médicale adaptée et faire face plus sereinement aux nombreuses étapes de son parcours indemnitaire et de reconstruction. 

Derrière chaque demande de provision, il y a une urgence humaine. Le droit ne guérit pas, mais il doit permettre à la victime de ne pas subir, en plus du traumatisme vécu, une précarité évitable.

Coppet Avocats vous accompagne dès les premiers jours suivant votre accident de la route, votre agression, pour obtenir une indemnité provisionnelle à la hauteur de vos besoins, la reconnaissance de l’intégralité des préjudices subis, et défendre vos droits à chaque étape de votre parcours d’indemnisation.

Qu'est-ce qu'une indemnité provisionnelle ?

Définition

L’indemnité provisionnelle, également appelée provision, est une somme d’argent versée à la victime d’un dommage corporel avant que son indemnisation définitive ne soit fixée. Elle constitue une avance à valoir sur l’indemnisation finale, destinée à couvrir les besoins urgents de la victime pendant la période précédant la consolidation de son état de santé. Le montant de la provision sera déduit de l’indemnisation définitive lorsque celle-ci sera calculée.

Cadre légal

L’indemnité provisionnelle s’inscrit dans un cadre juridique précis, articulé autour de deux mécanismes principaux.

En matière d’accident de la circulation, la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, dite loi Badinter, impose à l’assureur du véhicule responsable de présenter une offre d’indemnisation à la victime.

L’article L. 211-9 du Code des assurances précise que cette offre peut revêtir un caractère provisionnel lorsque l’assureur n’a pas été informé de la consolidation de l’état de santé de la victime dans les trois mois suivant son accident de la circulation. Il s’agit d’une obligation légale pesant sur l’assureur.

En dehors du champ de la loi Badinter, ou lorsque l’assureur ne s’exécute pas spontanément, la victime peut solliciter une provision auprès du juge des référés, sur le fondement de l’article 835, alinéa 2, du Code de procédure civile. Ce texte permet au juge d’accorder une provision au créancier dès lors que l’existence de l’obligation d’indemnisation n’est pas sérieusement contestable.

Chaque situation implique des procédures et des interlocuteurs différents : assureur du véhicule responsable, Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO), Fonds de Garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI), Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI), juge des référés… Coppet Avocats identifiera la voie procédurale la plus adaptée à votre situation et le bon interlocuteur afin d’engager sans délai les démarches nécessaires pour débloquer le versement d’une provision à la hauteur de vos besoins.

Dans quels cas s’applique l’indemnité provisionnelle ?

L’indemnité provisionnelle peut être sollicitée dans la grande majorité des situations où une victime subit un dommage corporel imputable à un tiers : accident de la circulation (loi Badinter), agression ou infraction pénale (saisine de la CIVI), ou accident de la vie courante dès lors qu’un tiers responsable est identifié.

Indemnité provisionnelle vs indemnité définitive : quelle différence ?

L’indemnité provisionnelle est versée pendant la phase de soins, avant consolidation. Son montant est nécessairement partiel, car l’étendue complète des préjudices n’est pas encore connue.

L’indemnité définitive intervient après la consolidation, une fois que l’ensemble des préjudices temporaires et permanents a été évalué lors d’une expertise médicale, poste par poste. Le montant de la provision déjà versée est alors déduit de l’indemnisation définitive.

À quoi sert une indemnité provisionnelle ?

L’indemnité provisionnelle répond à un objectif essentiel : permettre à la victime d’un accident de la route par exemple, de ne pas subir une double peine. Au-delà du traumatisme physique et psychologique, l’accident engendre des conséquences financières immédiates.

En pratique, cette avance permet notamment de faire face aux frais médicaux non couverts par la sécurité sociale, de compenser la perte de revenus liée à l’arrêt de travail, de financer les besoins en aide humaine (tierce personne), ou encore de prendre en charge les frais de déplacement pour les consultations et séances de rééducation.

Pour les victimes de dommages corporels graves, tels que le traumatisme crânien, la paraplégie, la tétraplégie, l’amputation, l’indemnité provisionnelle peut conditionner l’accès aux premiers aménagements indispensables : aménagements du logement, véhicule adapté, fauteuil roulant…

Quel est le montant de l’indemnité provisionnelle ?

Il n’existe aucun barème légal fixant le montant d’une indemnité provisionnelle. Chaque situation est évaluée in concreto, au regard des besoins réels et des justificatifs produits par la victime.

L’offre provisionnelle doit par ailleurs être détaillée et comprendre tous les postes de préjudice indemnisables connus au moment où elle est formulée. En effet, une offre manifestement insuffisante est assimilée par la loi à une absence d’offre, exposant l’assureur aux mêmes pénalités de retard que s’il n’avait rien proposé. C’est pourquoi il est essentiel d’être accompagné par un avocat spécialiste en droit du dommage corporel afin de vous assurer que l’offre d’indemnité provisionnelle reçue correspond réellement à vos besoins et ce à quoi vous auriez droit.

Combien de temps faut-il pour recevoir l’offre provisionnelle d’indemnisation ?

En matière d’accident de la circulation, la loi Badinter encadre strictement les délais. L’assureur du véhicule responsable doit présenter une offre d’indemnisation provisionnelle dans un délai de huit mois au plus tard après la survenue de votre accident de la route.

Concrètement, lorsque l’assureur n’a pas été informé de la consolidation de l’état de santé de la victime dans les trois mois suivant l’accident de la circulation, l’offre présentée revêt un caractère provisionnel.

L’offre définitive d’indemnisation devra ensuite être formulée dans un délai de cinq mois après que l’assureur soit informé de la consolidation.

Le non-respect de ces délais n’est pas sans conséquence pour l’assureur. La loi prévoit une pénalité financière dissuasive : si l’assureur ne formule pas d’offre dans les temps, il devra payer des intérêts de retard majorés sur la totalité de l’indemnisation due à la victime. Concrètement, plus l’assureur tarde, plus la somme qu’il devra verser en supplément de l’indemnisation augmente. Cette sanction, qui court depuis l’expiration du délai légal jusqu’au règlement de l’indemnisation définitive, constitue un véritable levier pour inciter les assureurs à respecter leurs obligations.

En pratique, les assureurs ne respectent pas toujours ces délais ou formulent des offres provisionnelles manifestement insuffisantes, ce qui justifie l’intervention d’un avocat spécialiste en droit du dommage corporel.

Coppet Avocats veille à la préservation de vos droits tout au long de votre procédure d’indemnisation et s’assure que les délais légaux sont scrupuleusement respectés par l’assureur. Lorsque ce n’est pas le cas, le cabinet se charge de faire appliquer ces pénalités de retard, dont le règlement par l’assureur viendra s’ajouter à l’indemnisation définitive de vos préjudices.

En cas d’agression, aucune offre provisionnelle n’est formulée automatiquement. Il est alors crucial d’être accompagné par un avocat spécialiste en droit du dommage corporel pour effectuer les démarches nécessaires à l’obtention d’une provision.

Comment faire une demande d’indemnité provisionnelle ?

Obtenir une provision à la suite d’un accident de la route : quelles démarches ?

Dans le cadre de la loi Badinter et d’un accident de la route, l’assureur est tenu de formuler spontanément une offre provisionnelle.

La victime doit néanmoins s’assurer que le questionnaire Badinter a bien été complété et retourné, et que les justificatifs nécessaires ont été transmis.

Si l’assureur refuse de verser une provision ou propose un montant manifestement insuffisant, Coppet Avocats peut saisir le juge en urgence pour faire fixer une provision à la hauteur de vos besoins réels. Cette procédure judiciaire est rapide et la décision du juge s’applique immédiatement : l’assureur est contraint de verser la somme fixée sans attendre votre indemnisation définitive.

Quelles démarches pour obtenir une provision à la suite d’une agression ?

Dans le cas d’une agression, il n’existe pas de délai imposé pour obtenir une indemnisation de la part du Fonds de Garantie des Victimes d’Infractions (FGTI). Contrairement aux accidents de la route, aucune offre provisionnelle n’est formulée automatiquement.

Il revient donc directement à la victime d’en faire la demande auprès de la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI).

Le Code de procédure pénale prévoit en effet que le président de cette commission peut accorder une ou plusieurs provisions à tout moment de la procédure, et qu’il doit statuer dans un délai d’un mois à compter de la demande. C’est une voie rapide et efficace, à condition de constituer un dossier solide dès le départ.

Coppet Avocats vous accompagne dans cette démarche pour obtenir une provision adaptée à vos besoins sans délai inutile.

 

Quelles pièces réunir pour obtenir une provision ?

Plusieurs éléments seront pris en compte dans l’évaluation du montant de votre provision et la solidité de votre dossier reposera sur la production de pièces justificatives précises : 

  • Le certificat médical initial décrivant les blessures ;
  • Les bulletins de situation hospitalière et comptes rendus opératoires ;
  • Les arrêts de travail et justificatifs de perte de revenus (bulletins de salaire, avis d’imposition) ;
  • Les factures et devis des frais engagés ou à engager (hospitalisations, soins de rééducation, consultations spécialisées, appareillages) ;
  • Les besoins en assistance par tierce personne (aide à domicile, aide familiale) ;
  • Les frais divers directement liés à l’accident (déplacements, aménagements provisoires).
  • Les souffrances initiales et le retentissement immédiat de l’accident sur la vie quotidienne de la victime (déficit fonctionnel temporaire) ;
  • Le procès-verbal d’enquête de police ou de gendarmerie ;
  • Tout autre document attestant de la réalité et de l’étendue des besoins.

Coppet Avocats se chargera de constituer l’intégralité de votre dossier en réunissant et en organisant l’ensemble de ces pièces, et si nécessaire, en sollicitant l’avis d’un médecin conseil de victime diplômé en évaluation du dommage corporel permettant d’objectiver les besoins médicaux et d’assistance.

Cette étape est essentielle pour évaluer au mieux la provision et s’assurer que le montant demandé soit en adéquation avec la réalité du préjudice subi.

L’assureur ou le FGTI peut-il refuser une indemnité provisionnelle ?

En matière d’accident de la circulation

Formuler une offre provisionnelle est une obligation légale issue de la loi Badinter. L’assureur ne peut pas s’y soustraire, même s’il conteste la responsabilité de son assuré.

La jurisprudence est constante sur ce point : l’assureur doit présenter une offre dans tous les cas. De même, une offre conditionnelle, c’est-à-dire subordonnée à une décision de justice préalable sur les responsabilités, est assimilée à une absence d’offre et expose l’assureur aux pénalités de retard.

En pratique, les assureurs invoquent parfois l’attente du procès-verbal de police ou la complexité du dossier pour retarder le versement. Ces arguments ne sont pas fondés juridiquement. La victime dispose alors de recours comme la saisine du juge des référés.

En cas d’agression ou d’infraction pénale

Comme évoqué précédemment, c’est à la victime de solliciter une provision auprès de la CIVI.

Lorsque la victime et le FGTI ne parviennent pas à s’accorder sur le montant de la provision, il revient à la CIVI de déterminer le montant de la provision.

La provision peut toutefois être refusée si le droit à indemnisation de la victime n’est pas établi. C’est le cas, par exemple, lorsque les faits ne sont pas qualifiés d’infraction, lorsque la demande est jugée irrecevable, ou lorsque la CIVI rejette le droit à indemnisation de la victime.

C’est pourquoi il est essentiel d’être accompagné par un avocat spécialiste en droit du dommage corporel pour constituer un dossier solide et ainsi faire reconnaitre votre droit à indemnisation et obtenir une provision adaptée à votre situation.

 

Puis-je contester une indemnité provisionnelle jugée insuffisante ?

Oui. La victime d’un évènement traumatique n’a aucune obligation d’accepter une offre provisionnelle qu’elle estime insuffisante. Par ailleurs, l’acceptation d’une provision ne vaut pas renonciation à une indemnisation définitive plus élevée.

Si la provision proposée est manifestement trop basse, la victime peut la refuser et demander une réévaluation, saisir le juge des référés pour obtenir un montant supérieur, ou encore faire constater le caractère insuffisant de l’offre, exposant l’assureur au doublement des intérêts légaux.

Coppet Avocats pourra contester cette offre et obtenir une provision proportionnée aux besoins réels de la victime en formulant une demande à la hauteur des besoins effectifs.

 

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