Airbags défectueux : le Ministère lance une campagne d'information à destination des automobilistes ultramarins
Le 8 janvier 2025, le mot est posé par le ministère chargé des transports, « Airbags défectueux : danger ». Cela fait pourtant des années que ces airbags défectueux, dont les risques sont connus par les constructeurs automobiles et l’Etat, tuent et mutilent des automobilistes en France. La liste du ministère est une liste de liens renvoyant aux pages rappels de chaque constructeur.
Liste ministère chargé des transports entre le 8 et le 17 janvier 2025
Au fil des jours, la liste des marques concernées par ces airbags tueurs, établie par le ministère va se rallonger, passant de 19 marques, à 23, puis à 25, et à 26 marques au 31 janvier 2025. Si cette initiative reste à saluer même si elle est très tardive, elle souligne qu’aucune liste complète et fiable des véhicules concernés par l’équipement d’un airbag défectueux Takata, n’est à ce jour disponible. A ce même jour, rappelons que 17 décès et 18 blessés sont liés aux airbags défectueux, selon nos informations.
17 janvier 2025 : des marques et modèles impossibles à vérifier selon votre résidence
Alors que cette campagne initiée par le ministère chargé des transports et relayée par les préfets de quatre départements d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion), est destinée aux automobilistes ultramarins : le 17 janvier 2025, seules 8 marques automobiles sur 25 permettent de vérifier si un véhicule est concerné par ce rappel, sur l’ensemble du territoire national.
Les liens de vérification par marque sont alors proposés distinctement selon 5 « catégories » : France hexagonale, Guadeloupe, Guyane, Martinique, et La Réunion. Selon les informations en ligne, sur les 25 marques listées au 17 janvier 2025 par le ministère :
– 15 marques sont vérifiables sur 25 en Guadeloupe
– 13 marques sont vérifiables sur 25 en Guyane
– 11 marques sont vérifiables sur 25 en Martinique
– 11 marques sont vérifiables sur 25 à La Réunion
Lorsque le lien de vérification n’est pas disponible, la mention « lien non fourni par le constructeur » est indiquée.
Qu’en est-il des autres départements, régions et collectivités d’outre-mer ? Aucun véhicule concerné par un airbag défectueux ne circulerait à Mayotte, en Nouvelle- Calédonie, Polynésie française, à Wallis-et-Futuna,… ? En France hexagonale et au regard des rappels échelonnés par Stellantis, d’abord dans le sud de la France puis dans le Nord mais uniquement les véhicules datant de 2009 et 2010, les automobilistes peuvent-ils tous vérifier si leur véhicule est concerné ou les marques ont-elles, selon leur organisation, découpé le pays par zones pour répondre aux remplacements d’airbags à opérer ?
Au 31 janvier : une marque rajoutée, des liens de vérification supplémentaires et une mesure du scandale toujours absente
La marque automobile Dodge est rajoutée et la liste établie par le ministère compte alors 26 marques, au 31 janvier 2025. Des liens fournis par les constructeurs automobiles ont été récupérés par le ministère mais il reste de nombreuses marques qui ne permettent pas de savoir si son véhicule est concerné selon son lieu de résidence.
Tous les départements, régions et collectivités d’outre-mer ne sont pas listés et aucune indication n’est mentionnée pour comprendre ce que cela traduit.
Le SSMVM, superviseur automobile français, a le pouvoir de demander des informations et donc des listes, et les constructeurs doivent s’y plier sous 2 mois. Faut-il comprendre que les informations ont été demandées en décembre 2024 au regard de la date du 15 février 2025, annoncée par le ministère ?
En résumé :
- Le ministère des Transports a lancé une campagne d’information sur les airbags défectueux Takata, soulignant un danger connu depuis des années, avec 17 décès et 18 blessés recensés.
- La liste des marques concernées par ces airbags défectueux a augmenté, atteignant 26 marques au 31 janvier 2025, mais aucune liste complète et fiable n’est disponible.
- Au 17 janvier 2025, seulement 8 des 25 marques permettent de vérifier sur l’ensemble du territoire national si un véhicule est concerné, Il existe de grandes disparités de vérification selon le département concerné (Hexagone, Outre-mer).
- Des liens de vérification sont fournis par les constructeurs, mais de nombreuses marques ne permettent pas de savoir si un véhicule est concerné selon la localisation de l’automobiliste.
- Le SSMVM, superviseur automobile national, a le pouvoir de demander des informations aux constructeurs, mais il reste des incertitudes sur la transparence et la réactivité des réponses fournies.




